Pour son dernier match de préparation aux Etats-Unis, le Paris Saint-Germain a conclu sa tournée par un nouveau match nul face à D.C. United. Pourtant, le PSG a parfaitement débuté avec l’ouverture du score de Zlatan Ibrahimovic pour sa première apparition. Après une longue interruption à cause de pluies torrentielles, D.C. United égalise sur penalty, par Dwayne De Rosario. La dernière rencontre de préparation opposera le club de la capitale au FC Barcelone dans un match de gala.
Cet amical entre D.C. United et le Paris Saint-Germain parait comme anecdotique. Pourtant, cette confrontation marque les premiers pas de Zlatan Ibrahimovic sous le maillot du club de la capitale. Pour l’occasion, Carlo Ancelotti a remanié son équipe par rapport au dernier match contre Chelsea : Douchez – Bisevac, Alex, Lugano, Tiéné – Verratti, Bodmer, Maxwell – Nenê, Menez – Ibrahimovic. Dans un 4-3-3 proche de ce qu’avait annoncé l’entraîneur italien, Menez fait lui aussi son retour, sur le côté gauche, afin de laisser Nenê côté droit et favoriser les combinaisons avec le grand attaquant suédois. De quoi entrevoir le fameux sapin de Noël en 4-3-2-1…
Ibrahimovic frappe d’entrée
Zlatan Ibrahimovic ne tarde pas à rappeler le buteur redoutable qu’il est. Après 137 secondes, sur son deuxième ballon, il ouvre le score du gauche avec une facilité déconcertante. Une nouvelle incursion de Menez vient inquiéter une défense en difficulté dès le début du match. La réponse viendra d’un ancien Parisien, Branko Boskovic, qui est tout près de trouver la lucarne sur coup-franc, suite à une faute de Diego Lugano. Ce but a rapidement réveillé D.C. United qui a pris le contrôle du ballon et qui a dominé assez largement le PSG. Pontius, sur une volée, touche la barre transversale puis une tête de Tan passe près des buts de Douchez. Du coup, Paris se montre dangereux en contre à l’image de Menez, qui n’hésite pas à provoquer la défense adverse. La pluie fait son apparition et le match est arrêté. Après 45 minutes, le match reprend avec Mamadou Sakho qui remplace Alex.
Maxwell lance la révolte avec une frappe du droit qui s’envole sur un service de l’attaquant suédois. Après une mauvaise relance, Ibrahimovic récupère le ballon dans la surface mais son tir passe au-dessus. Habile techniquement, D.C. United fait tourner le ballon et s’approche sans grande difficulté de la surface parisienne. Sur un centre, Bisevac détourne le ballon de la main. Dwayne De Rosario en profite pour égaliser sur penalty. Sur un corner de Nenê, Lugano reprend de la tête mais le ballon est sauvé sur la ligne. A la 39e minute, Ibrahimovic cède sa place à Guillaume Hoarau. Le match nul est logique à la pause.
L’inconstance parisienne
Carlo Ancelotti change complètement son équipe pour la seconde période. Les rentrants ne tardent pas à se mettre en évidence avec un une-deux entre Jallet et Gameiro qui se termine par une frappe du latéral droit dans le petit filet extérieur. Le PSG évolue maintenant en 4-2-3-1 : Douchez – Jallet, Sakho, Camara, Armand – Matuidi, Chantome – Gameiro, Pastore, Lavezzi – Hoarau.
La nouvelle dynamique permet au club parisien de prendre à nouveau le contrôle du match. Lavezzi se positionne côté gauche, Pastore en numéro 10 très libre et Gameiro côté droit. Après une faute de Camara, Maicon Santos exécute un coup-franc parfait du gauche que Douchez repousse magistralement. K.O. après un choc avec l’attaquant brésilien de D.C. United, Chantôme doit laisser sa place au jeune Rabiot. Un nouveau temps mort qui baisse un peu plus le rythme du match.
A nouveau, Maicon Santos inquiète la défense parisienne en prenant de vitesse de Mamadou Sakho et en tirant dans les bras de Douchez. A la 69e minute, Guillaume Hoarau, invisible depuis sa rentrée, a laissé sa place à Peguy Luyindula. Paris parvient de moins en moins à garder la mainmise sur le match et D.C. United gagne petit à petit la bataille du milieu de terrain. Les nombreux changements cassent le rythme du match. L’équipe américaine confisque le ballon, mais n’en fait finalement pas grand chose. Une accélération menée par Pastore et Lavezzi permet à Gameiro d’être en bonne position, mais il frappe au-dessus. Le PSG se montre dangereux par Luyindula qui reprend d’un plat du pied droit un centre de Armand, le ballon passe à côté. Wolff lui répondra d’une frappe trop croisée du gauche. La dernière occasion sera pour Jallet et Sakho, mais le gardien repousse puis capte le ballon. Les deux équipes se quittent sur un match nul.

Nenê n’a pas été brillant face à DC United, accumulant les ballons perdus. (PSG.fr)
Une animation offensive en sapin de Noël
Nous vous en parlions à sa signature, on ne joue pas avec Ibrahimovic comme avec n’importe quel autre attaquant. On ne peut pas dire que le Suédois s’est foulé. Il a souvent marché et, quand il décidait d’accélérer, une situation dangereuse se créait à chaque fois. Finalement, il n’a pas souvent jouer en pointe. Préférant comme à son habitude depuis quelques temps maintenant être à la création et lancer Menez ou Nenê en pleine course, Zlatan Ibrahimovic a été une des premières solutions à la relance, mais aussi le premier défenseur, notamment sur le côté droit de la défense. Sa présence a aimanté les défenseurs adverses, ce qui lui a permis de décaler régulièrement un de ses coéquipiers. La première apparition de l’ex-attaquant du Milan AC a été conforme à ce qu’on attendait en terme de jeu et a donné le ton. Ibrahimovic marquera des buts, évidemment, mais sera surtout influent et décisif à la construction.
Menez et Nenê n’ont pas hésité à inverser leur position pour déstabiliser la défense adverse. A l’image du premier but où Menez lance Ibracadabra du côté droit. Les deux joueurs ont bien combiné avec leur nouveau coéquipier. Jérémy Menez a été plutôt en forme pour son retour, le rythme s’est souvent accéléré par ses accélérations même s’il a, comme souvent, manqué d’altruisme dans son jeu et de simplicité pour décaler un coéquipier mieux placé ou conclure ses actions. Du côté de Nenê, sa mi-temps n’a pas été une grande réussite. Discret devant l’influence de Zlatan, il a eu un déchet inhabituel techniquement dans les transmissions et n’a pas souvent pesé sur l’animation offensive de son équipe. Si ce système devrait pourtant lui convenir, il ne s’est pas montré à son avantage.

Comme face à Chelsea, Marco Verratti s’est bien adapté au système mis en place par Carlo Ancelotti. (PSG.fr)
Un milieu de terrain trop laxiste
Ses débuts ont été remarqués face à Chelsea, Marco Verratti a confirmé qu’il s’était déjà bien adapté au style de jeu de l’équipe parisienne. Actif à la récupération, il a toutefois manqué d’agressivité pour récupérer le ballon. A la création, son aisance technique est un régal, même s’il prend parfois trop de risque(s). Il s’est contenté de relancer proprement vers un joueur offensif, le plus souvent avec réussite.
Mathieu Bodmer a rempli un rôle similaire, bien qu’évoluant plus haut que son coéquipier italien. Toujours très juste et judicieux dans ses choix, Ancelotti l’apprécie et comptera sur lui, à n’en pas douter. Maxwell s’affirme dans un rôle de relayeur discret mais efficace. On regrettera toutefois le manque de pressing des trois milieux de terrain qui a coûté au PSG la possession du ballon et le contrôle du match en première période.
Temps mort après la blessure de Chantôme
Les changements ont été dans un premier temps bénéfiques. Blaise Matuidi et Clément Chantôme se sont montrés bien plus agressifs pour récupérer le ballon plus haut et permettre à Javier Pastore et Ezequiel Lavezzi de faire étalage de leur créativité. Même constat pour Lavezzi et Gameiro qui se battent sur chaque ballon perdu. Physiquement, les rentrants n’ont pas tenu longtemps. Trop spectateurs, les milieux de terrain parisiens ont été trop laxistes pour récupérer des ballons dangereux.
A l’image de l’interruption en première période, la blessure de Chantôme a entraîné un temps mort qui a stoppé les joueurs du PSG. Les deux Argentins ont eu quelques éclairs mais n’ont quasiment pas pesé sur la rencontre, malgré un regain de forme de Lavezzi en fin de match. Pour affirmer sa domination, Paris devra être plus constant dans son pressing et dans l’intensité des duels et des courses. Carlo Ancelotti le sait bien, Rome ne s’est pas construite en un jour…







Il n’y avait pas grand défenseurs en face !!!