Suisse – Norvège : La Nati va devoir confirmer

L’équipe de Suisse reçoit la Norvège vendredi soir à Berne (20h30) et compte bien profiter de cette occasion pour confirmer son départ convaincant dans cette campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2014.

La Norvège figurait dans le premier chapeau lors du tirage au sort, c’est donc, mathématiquement, l’équipe à battre dans ce groupe pour nos Helvètes. Forte de ses débuts tonitruants (deux victoires sur le score de 2-0 en Slovénie et contre l’Albanie), la Nati pourrait se servir de la rencontre de vendredi pour asseoir sa domination sur le groupe et prendre six points d’avance sur un adversaire direct à la qualification. Pour ce faire, l’équipe d’Ottmar Hitzfeld doit se baser sur ses performances lors de ses dernières sorties et garder un état d’esprit de rigueur défensive et d’animation offensive qui leur a tant fait défaut ces derniers temps.

On ne change pas une équipe qui gagne

Si la défense semble déjà toute dessinée avec zéro but encaissé, une interrogation sur la pointe de l’attaque demeure. Les chiffres parlent, la charnière défensive a fait ses preuves et a répondu aux attentes du sélectionneur. Si la paire Von Bergen – Djourou semble tenir la corde et que Stephan Lichsteiner reste indiscutable, le poste de latéral gauche se jouera probablement entre Reto Ziegler et Ricardo Rodriguez. Au milieu, on voit mal « Gottmar » ne pas faire confiance au 4-2-3-1 et à la bonne entente du duo napolitain Behrami – Inler comme base d’un triangle fermé par Granit Xhaka. Avec Xherdan Shaqiri à droite, ce milieu de terrain constitue le noyau et le point fort de la Nati cuvée 2012.

L’inconnue demeure toutefois pour deux postes : l’aile gauche et l’attaque. Tranquillo Barnetta, en perte de temps de jeu à Schalke, devra faire avec la concurrence de Valentin Stocker, auteur de prestations encourageantes avec le FC Bâle. Le débat pour la pointe de l’attaque reste, lui, très ouvert. Faut-il compter sur l’expérience d’un Derdiyok pourtant à la peine avec Hoffenheim ou plutôt récompenser les bonnes performances récentes et apporter un élan de fraîcheur avec Nassim Ben Khalifa ou Mario Gavranovic ? Même s’ils ne semblent pas capables de postuler pour une place de titulaire, Admir Mehmedi et le néophyte Marco Mathys auront tout à prouver en cas de rentrée en jeu. Aucun attaquant n’a encore trouvé le chemin de filets lors de ces matchs de qualification puisque ce sont les deux milieux, Xhaka et Inler, qui ont inscrit les quatre buts. Avec l’objectif 2014 en ligne de mire, il serait peut-être temps de pouvoir compter sur un attaquant avec un killer instinct pour mettre en confiance une équipe suisse qui en a bien besoin.

Nassim Ben Khalifa pourrait apporter ce qu’il manque à l’attaque helvétique (KEYSTONE)

Se méfier des Norvégiens

La bande d’Egil Olsen reste sur une victoire sur le fil contre la Slovénie grâce à un pénalty à la 90e minute. En confiance donc, il faudra se méfier de cette équipe qui possède un jeu tout dans… l’efficacité. Le sélectionneur, connu pour sa vision scientifique du football, n’est en revanche pas une vedette pour le jeu qu’ils proposent. Les Helvètes devront se méfier des coups de pied arrêtés de John Arne Riise et notamment aux montées du coéquipier de Philippe Senderos à Fulham : le grand et solide Brede Hangeland. Le jeune Havard Nordveit, coéquipier de Granit Xhaka à Mönchengladbach, s’occupera lui de lancer les attaquants norvégiens. L’attaque, c’est aussi le point faible de cette équipe de Norvège qui n’a toujours pas trouvé de successeur à John Carew. Les buteurs très norvégiens, Tarik Elyounoussi et Mohammed Abdellaoue, peinent à trouver leurs repères dans la formation d’Egil Olsen pour le moment. Le second sera même absent sur blessure.

Pour les friands d’anecdotes, la Norges Fotballforbund est la seule équipe à n’avoir jamais perdu contre la sélection du Brésil (deux victoires, deux nuls), un signe pour le voyage en 2014 ?

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