La journée la plus froide de cet automne, une bise à ne pas mettre le jet d’eau dehors, un stade presque vide (5’000 spectateurs), le leader invaincu depuis la deuxième journée et la lanterne rouge, qui ne compte pas encore la moindre victoire. Les conditions étaient réunies pour un match mémorable.
Et cela n’a pas manqué : dès la 10e minute, sur une contre-attaque lancée par une bonne relance de Rüfli, Tréand lançait intelligemment Eudis qui trouvait Lang d’une bonne transversale. Une splendide frappe enroulée plus tard, le Servette menait 1-0. À partir de ce moment, le rythme s’est ralenti. GC a tout fait pour revenir mais s’est heurté à une solide défense servettienne. Le temps s’est écoulé, sans qu’aucune d’équipe n’ait de réelle occasion, à part quelques frappes lointaines pour le SFC et de nombreux coups francs pour Grasshopper. Ce jusqu’à la 87e minute quand, sur une contre-attaque rapide, Pasche ajuste Bürki d’une frappe dans le petit filet et libère le stade.
Servette FC
Joao Barroca – 7
Barroca, contrairement à Gonzalez, rassure. De très bonnes sorties du poing et une autorité absolue dans sa surface, le genre de choses que l’on apprécie d’un gardien. Il n’a pas eu d’arrêt difficile à faire mais a répondu présent chaque fois qu’il était sollicité.
Vincent Rüfli – 6.5
Il semblerait que Sebastien Fournier ait réussi à discipliner le numéro 22 servettien. Très bon défensivement, il a enrayé plusieurs incursions zurichoises d’une intervention décisive. On peut lui reprocher sa tendance incorrigible à vouloir trop en faire offensivement, qui lui a valu de perdre plusieurs ballons.
Genséric Kusunga – 6.5
Excellent match de l’ancien bâlois. Il a été très bon défensivement ainsi qu’à la relance en début de match. Il a par contre pris parfois trop de risques quand il avait le ballon dans sa surface, n’étant pas loin de créer des situations dangereuses à quelques mètres de son but.
Jérome Schneider – 7
Si Kusunga a été très bon défensivement, Jérome Schneider a pour sa part été excellent. Très sûr dans ses interventions, il a rassuré quand parfois son alter ego inquiétait les supporters grenats.
Christopher Routis – 6
Comme Rüfli de l’autre côté, Routis a été plutôt bon défensivement. Moins bon cependant, le danger est plus souvent venu de son couloir. La faute à sa vitesse assez limitée. Son apport offensif a été proche du néant.
Tibert Pont – 6
Tibert Pont est fidèle à lui-même : il court beaucoup, gagne beaucoup de ballons, en perd beaucoup. Quand Servette passe le match à défendre comme aujourd’hui, il est essentiel pour le club.
Marcos de Azevedo – 6
Le replacement de Marcos de Azevedo au poste de milieu récupérateur, pour pallier à la blessure de Kouassi, a dû surprendre pas mal de monde. Lui-même a semblé un peu perdu en début de match, ne sachant pas trop où se placer. Mais il est monté en puissance au fur et à mesure de la rencontre, récupérant beaucoup de ballons, en l’air comme au sol. Son apport offensif a été plutôt limité. Pourtant, pour la première fois depuis un certain temps, le voir sur le terrain pendant tout le match ne m’a pas paru aberrant.
Steven Lang – 6.5
Un but splendide à la 10ème minute, beaucoup de ballons touchés, beaucoup de dribbles tentés; Lang aurait pu faire le meilleur match de sa saison s’il ne s’était pas retrouvé face à un excellent Michael Lang (qui mériterait d’être sélectionné en équipe nationale au vu de sa saison). Remplacé à la 90ème par Karanovic, qui n’a pas eu le temps de faire grand chose.
Alexandre Pasche – 6
Alexandre Pasche a beaucoup pressé quand Servette n’avait pas le ballon. Il a également mis un joli but en fin de match. Hormis cela, il n’a pas été très présent dans le jeu.
Geoffrey Tréand – 5.5
Comme Steven Lang, Tréand a touché beaucoup de ballons. Mais il a constamment manqué de justesse technique, tentant des dribbles alors qu’il aurait dû passer le ballon et inversement. Remplacé à la 92ème par Simone Grippo qui s’est pris un petit pont sur son premier ballon.
Eudis – 3
À la 10ème minute, Eudis fait une superbe transversale pour Lang qui ouvre le score. Et c’est tout. Son pressing s’est constamment fait au ralenti (on a souvent retrouvé de Azevedo ou Pasche plus haut que lui pour presser les défenseurs), il n’a presque jamais gagné ses duels avec les défenseurs, n’a pas non plus été disponible pour ses coéquipiers. Remplacé à la 71e par Julian Esteban qui s’est démené sur le front de l’attaque genevoise, gagnant plusieurs ballons, obtenant des fautes et pressant intensivement. Sa prestation a renforcé l’impression qu’Eudis n’aurait pas dû être sur le terrain si longtemps.







