Le match entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain ce soir aura pour objectif de décerner la place de leader de la L1. La tâche ne s’annonce pas simple pour les hommes de Carlo Ancelotti, qui restent sur une défaite à Porto et qui souhaiteront à tout prix retrouver le goût de la victoire. Ce déplacement au stade Vélodrome tombe à pic. Après avoir reçu une gifle la saison passée (3-0), un esprit de revanche sera certainement présent dans les têtes parisiennes… L’occasion pour Sharkfoot de cibler les atouts et les failles du club de la capitale.
Les atouts du PSG

La charnière Thiago Silva-Alex devra être au rendez-vous (www.sambafoot.com)
L’arrière garde parisienne est solide
Avec seulement 3 buts encaissés depuis le début de saison, la défense du Paris Saint Germain est la meilleure du championnat de France. Depuis la 4e journée et un déplacement au Grand Stade de Lille où Aurélien Chedjou avait trouvé la faille sur corner, l’arrière garde rouge et bleue n’a plus concédé la moindre réalisation en L1. L’équilibre défensif s’est enfin mis en place au fur et à mesure des rencontres et la paire Alex-Sakho a trouvé ses marques après un démarrage difficile. Puis Thiago Silva est arrivé et a fait sa première apparition lors du match face à Kiev en Ligue des Champions.
Que ce soit aux côtés du Brésilien ou de l’international Français, la sérénité est de mise, et on sent une réelle confiance au sein de la défense du PSG. La tâche s’annonce complexe pour André-Pierre Gignac qui va se confronter à deux monstres physiques dimanche soir au Vélodrome. Mamadou Sakho étant suspendu pour cette rencontre, ce sera le robuste Brésilien Alex qui épaulera le capitaine de la Seleçao lors de ce choc de la 8e journée de L1.
Le positionnement de Zlatan Ibrahimovic posera problème
Le grand attaquant suédois, déjà auteur de 7 buts cette saison, sera forcément un élément à surveiller du côté de l’Olympique de Marseille, et le duel qui opposera Ibrahimovic à N’Koulou sera à suivre tout particulièrement. Mais le défenseur camerounais ne sera pas seul à coller le numéro 18 du PSG, qui, depuis le début de saison, adore décrocher et diriger lui-même le jeu de son équipe. Aligné en pointe aux côtés de Ménez depuis le match face à Toulouse, Zlatan aime se positionner à hauteur de ses milieux de terrain afin de véritablement contrôler son équipe, ses coéquipiers, et de s’intercaler entre les lignes.
En plus de la défense centrale, le milieu de terrain de l’OM, composé de Benoit Cheyrou et Charles Kaboré, se devra d’effectuer un pressing constant sur la tour de contrôle parisienne, la tâche ne s’annonce pas simple. Malgré une petite baisse de régime sur les 2 derniers matchs, Ibrahimovic aime ce genre de rencontres et voudra certainement sortir le grand jeu comme il avait pu le faire par le passé face au Real Madrid, lorsqu’il évoluait à Barcelone, ou contre l’Inter Milan la saison dernière avec le Milan AC.

Ibrahimovic sera à surveiller de près (www.sport24.com)
Un dispositif tactique qui prend forme
En début de saison, Carlo Ancelotti privilégiait un 4-3-2-1 qui n’aura jamais donné satisfaction lors des 3 premières rencontres du championnat de France. C’est lors du déplacement à Lille que le technicien italien décida de modifier son schéma de jeu en optant pour un 4-4-2 avec un milieu composé en losange dont fait partie Javier Pastore placé en numéro 10, derrière les 2 attaquants, et qui retrouve enfin les jambes de son début de saison passée. La formation d’Ancelotti se repose essentiellement sur sa colonne vertébrale composée de Salvatore Sirigu, Thiago Silva, Marco Verratti et Zlatan Ibrahimovic.Ces 4 joueurs paraissent incontournables au sein du onze de départ parisien.
L’entraîneur du PSG aime le turnover, en modifiant fréquemment sa charnière centrale, en titularisant par alternance Van Der Wiel ou Jallet dans le couloir droit. Il en est de même au milieu de terrain, Blaise Matuidi accompagne très généralement Verratti, mais le 3e larron est rarement le même : Thiago Motta, Momo Sissoko ou encore Clément Chantôme se partagent ce rôle, même si le dernier cité a gagné des points récemment. Tandis que dans le rôle de meneur de jeu, Pastore et Nenê ont tour à tour leur chance. Le club parisien semble donc avoir trouvé la bonne formule tout en faisant tourner son effectif afin de concerner l’ensemble des joueurs, un mélange qui semble fonctionner pour le moment en L1.
Les failles du PSG

À l’image de Marco Verratti, le PSG joue un peu trop facile parfois (www.sofoot.com)
Le match contre Porto peut laisser des traces
Le Paris Saint-Germain passait un réel test sur la scène européenne en affrontant le FC Porto mercredi. Celui-ci ne fut pas concluant puisque le club de la capitale s’est incliné en toute fin de rencontre et en subissant une grosse domination portugaise durant 90 minutes. Le PSG n’a jamais pu imposer son jeu, grâce à un excellent pressing de la part des hommes de Vitor Pereira.
On ne savait pas encore ce que valait cette équipe face à un gros européen, et la rencontre de cette semaine a démontré que rien ne serait simple en LDC, Carlo Ancelotti en est conscient. On a senti une équipe parisienne quelque peu émoussée physiquement en fin de rencontre, à l’image d’un Marco Verratti qui ne s’est pas montré à son avantage ce soir-là. À 19 ans, l’enchaînement des matchs n’est pas simple pour ce jeune italien qui découvre le haut niveau cette saison. L’intensité d’un match de Ligue des Champions laisse forcément des traces pour les matchs suivants, et il est évident que d’affronter Porto et l’OM en 5 jours ne s’annonce pas simple. Pour le match de ce dimanche, Ancelotti devrait faire appel à Jallet, Alex et Pastore par rapport au match de mercredi, afin de titulariser ces 3 joueurs d’entrée.
Une gestion des matchs qui dérange
Depuis le début de la saison, le Paris Saint-Germain à tendance à trop gérer ses rencontres en donnant l’impression de ne pas être à 100% de ses moyens durant 90 minutes. On sent cette équipe du PSG effectuer le strict minimum afin de pouvoir l’emporter et gérer ses efforts dans le même temps. Les rencontres face à Bastia et Kiev en sont les parfaits exemples : dans le premier cas, le club de la capitale aura ouvert le score très rapidement dans le match, ce qui lui aura permis de mettre moins d’intensité dans son jeu et de laisser plus d’espace à son adversaire. Durant 25 minutes, on voyait une équipe corse capable de revenir au score et des joueurs du PSG qui sortaient de leur match. Le temps de 2-3 éclairs de génie de la part de Ibrahimovic durant la partie et le club de la capitale se payait le luxe de l’emporter 4-0. En Ligue des Champions, contre le Dynamo Kiev, le PSG avait effectué 45 minutes de haute volée avant de considérablement baisser le pied en deuxième période afin de gérer sa confortable avance. Attention à ne pas reproduire ce genre de scénario trop fréquemment, dimanche soir, cette équipe de l’OM profitera de la moindre minute de relâchement de la part des joueurs d’Ancelotti.
La pression de la rencontre
Excepté le match de mercredi soir face à Porto, le Paris Saint-Germain ne sait pas réellement ce qu’il vaut lorsqu’il est poussé dans ses retranchements. Et on a pu voir que quand cela avait été le cas, le club de la capitale rencontrait énormément de difficultés à construire son jeu et à le mettre en place. L’énorme pressing des joueurs de la formation du FC Porto a sûrement dû donner des idées à Elie Baup, qui pourrait ainsi s’en inspirer. De plus, la pression de ce genre de rencontres met un peu de piquant, ajouté à cela un stade Vélodrome qui répondra présent et qui poussera ses 11 joueurs, le défi s’annonce de taille pour les coéquipiers de Christophe Jallet. La première place sera en jeu ce soir entre les deux formations. En clair, tout est rassemblé afin que ce match phare du championnat de France nous donne un beau spectacle, c’est tout ce que l’on désire.






