Jean Guy Wallemme a récemment tenté un bouleversement tactique au sein de sa formation auxerroise en instaurant une défense composée de cinq joueurs. Cependant, il semblerait que cela ne soit pas la solution aux carences défensives des Icaunais.
Peu de temps après la victoire acquise une nouvelle fois à domicile face à Arles-Avignon, Jean Guy Wallemme a déclaré que son équipe avait de grosses difficultés quand il s’agissait de jouer dans de petits espaces. Réputée pour être une équipe qui évolue en contre, et notamment dans la profondeur avec ses joueurs rapides que sont Oliech et N’tep, l’AJA a toutefois du mal à créer du jeu et à trouver une assise défensive. En effet, bien que l’équipe soit une forteresse dans l’enceinte qu’est l’Abbé Deschamps, la défense reste un gruyère quand il s’agit de jouer à l’extérieur, et la défense à cinq n’y change rien.
Le trou du milieu

Le coach icaunais a du mal à installer son nouveau système de jeu. (AFP)
L’exemple le plus probant reste le retournement de situation inadmissible du côté de Guingamp. Alors que la défense à cinq instaurée par Wallemme semblait être prolifique puisque l’AJA menait 3-1, c’est avec trois buts de plus que les Auxerrois sont rentrés au vestiaire à la fin du match. Une piètre performance à oublier au plus vite. De même, les hommes menés par un Dennis Oliech, convaincant et reconverti en passeur en ce début de saison, n’ont réussi à inverser la tendance contre Arles-Avignon qu’avec la rentrée de Prince Segbefia, jouant le rôle d’un relayeur/distributeur du jeu. L’introduction d’un défenseur supplémentaire apparaissait donc comme inutile. Reste à voir si l’entraîneur adoptera ou non cette formation critiquée lors du prochain match.
De par ces deux derniers matches, l‘AJA ne semble pas s’acclimater à la tactique mise en place par coach Wallemme. Les cinq défenseurs ont souvent du mal à se compléter et se marchent sur les pieds à de nombreuses reprises pendant les matches. La récente victoire fut acquise dans la douleur, et les supporters aspirent à retrouver un milieu en plus, afin de n’avoir pas payé pour s’endormir au stade.






