Ezequiel Scarione (Saint-Gall) : « J’aurais bien aimé jouer en Romandie »

Servette rencontrera samedi soir le FC Saint-Gall à la Praille (19h45). Avant ce choc entre la lanterne rouge et le deuxième du championnat, Sharkfoot vous propose de faire plus ample connaissance avec l’un des joueurs les plus importants des Brodeurs, Ezequiel Scarione. L’entretien complet sera disponible prochainement.

Ezequiel, lorsque tu as signé avec Saint-Gall en janvier 2011 en provenance de Thoune, les ambitions étaient clairement plus importantes que dans le club bernois. Vous avez pourtant été relégués à la fin de la saison…
Saint-Gall m’a proposé un contrat intéressant de trois ans. Mais le club n’était de loin pas au mieux en championnat, et nous avons été relégués de très peu en fin de saison. J’ai vécu des sentiments très différents à cette période, car il y a eu la naissance de ma fille d’un côté et nous sommes descendus en Challenge League de l’autre. Mais heureusement, nous sommes remontés très vite (rires)!

On a quand même l’impression que cette relégation a paradoxalement eu du bon, puisque l’équipe a acquis une habitude de gagner sans cesse. N’est-ce pas là la clé de la cuvée saint-galloise de cette année, comme une continuité de ce travail ?
Totalement. Beaucoup de bons joueurs sont restés après la relégation, ce qui nous a permis de ne pas être inquiétés dans la lutte pour la promotion. Et cette année, on sent que beaucoup d’automatismes de la saison dernière ont été gardés. Aujourd’hui, nos ambitions sont très élevées et les joueurs ont toujours visé plus haut que la première moitié de tableau. Tu as raison quand tu dis que nous voulons gagner à tout prix depuis deux ans. Du coup, on n’a pas du tout l’impression d’être dans le costume du néo-promu.

Scarione - Saint-Gall

Scarione s’est longuement confié à Sharkfoot sur sa carrière, de sa jeunesse à Boca Juniors jusqu’à son arrivée réussie à Saint-Gall. Cet entretien sera disponible bientôt en intégralité. (Photo FC Saint-Gall)

Plus personnellement, te rends-tu compte de ton importance dans la réussite actuelle de ton équipe, en tant que meneur de jeu du FC Saint-Gall ?
Je ne me crois pas si important dans l’équipe. C’est vrai que je crois être très aimé par les supporters, le staff et l’entraîneur, mais j’avoue qu’il est important de savoir que l’on peut compter sur tous les joueurs. On est le club néo-promu, mais on a de quoi faire tourner l’effectif durant la saison, avec un bon rendement chez tout le monde. Je ne peux donc pas dire que je suis l’élément le plus important de l’équipe, ça non (rires).

Tu as 27 ans et arrives donc peu à peu au maximum de tes capacités physiques et techniques. Comment vois-tu les années qui viennent ?
On peut toujours s’améliorer dans le football. Avec le temps, je pense surtout avoir gagné de la confiance en moi, ce qui est fondamental pour joueur au top. Je me dis que si je continue à bien jouer cette saison, je peux tout à fait imaginer être engagé par un bon club, à l’étranger notamment. Et puis pourquoi ne pas avoir une convocation en équipe d’Argentine, après être passé par la sélection espoir de mon pays ? Rien qu’une seule sélection, ce serait vraiment un rêve. Il faut y croire, tout est possible dans la vie.

Comment trouves-tu la vie à Saint-Gall et plus généralement en Suisse allemande ?
Saint-Gall est une grande et jolie ville. On y sent beaucoup de passion pour le football, ce qui est vraiment différent de ce que j’avais vécu à Thoune, où tout était trop tranquille et pourtant impersonnel. Ici à Saint-Gall, les gens te reconnaissent, t’arrêtent tous dans la rue, veulent prendre des photos avec toi. Et puis la région est vraiment très belle.

On dit que les Saint-Gallois sont parmi les meilleurs supporters de Suisse. Tu confirmes ?
Effectivement. Et puis le nouveau stade aide beaucoup. Il est vraiment beau et comme il est pratiquement toujours plein, c’est assez compliqué pour nos adversaires de venir y jouer avec le bruit que font nos supporters.

Tu es passé par trois clubs en Suisse, tous suisses allemands. As-tu une dent contre la Romandie, pourtant plus proche de la mentalité latine de l’Argentine ?
(Rires) Je crois que c’est surtout que l’occasion ne s’est jamais présentée. Ça m’aurait plu, pourquoi pas ? D’ailleurs, j’ai plusieurs amis argentins qui vivent en Suisse romande, et ils s’y sentent très bien. Et puis j’aurais bien aimé apprendre le français !

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