Le KFC Strombeek utilise trop le français

La Flandre. Son territoire tout plat, son waterzooi, sa mer du Nord, ses maisons typiques aux pignons en escalier mais, surtout, sa langue : le flamand ! A Bruxelles, celle-ci est source de discordes nombreuses, en particulier dans la périphérie. Ce n’est pas nouveau, plusieurs communes n’ont pas hésité à réprimander l’usage du français sur leur territoire. Un petit club de football de deuxième provinciale du Brabant (division 6) vient d’en faire les frais : le Koninklijke Football Club Strombeek.

Logo du KFC Strombeek

kfc-strombeek.be

A Grimbergen, commune de la périphérie bruxelloise plus connue pour sa bière d’abbaye que pour ses clubs de football, le collège communal a décidé d’exclure le KFC Strombeek du conseil du sport de la commune. La raison ? Usage excessif du français dans le club. Gestapo bonjour. C’est d’ailleurs le conseil du sport qui a recommandé d’exclure le club.

On ne rigole pas avec le flamand

Pourtant, la commune l’assure, la décision pendait au nez du club. Malgré plusieurs contrôles et avertissements, la situation n’a pas changé. « S’ils [les membres du conseil du sport] constatent lors d’un contrôle que 4 des 7 entraîneurs de jeunes parlent exclusivement en français et que deux autres donnent leurs recommandations dans les deux langues, c’est insuffisant aux yeux du conseil du sport », a affirmé l’échevin du sport de la commune, le CD&V Jaak Cauwenberghs, sur la chaîne de télévision régionale Ring TV.

Un constat remis en cause par Felicien Verheyden, le responsable de la politique des jeunes du club : « Lors du premier contrôle auquel j’ai assisté, deux entraîneurs ne parlaient pas en néerlandais. Nous demandons à nos entraîneurs d’équipes de jeunes de s’exprimer surtout en néerlandais. En tant que club situé à proximité immédiate de Bruxelles, devons-nous et pouvons-nous résoudre ce problème? » Une question qui résume bien le nœud du problème des communes situées à la périphérie bruxelloise : l’omniprésence des francophones travaillant à Bruxelles mais qui n’y habitent pas.

Cette décision a aussi une implication financière pour le petit club: une dépense multipliée par deux pour l’usage des terrains de la commune, soit l’équivalent de quelque 5.000 euros par an. Une somme importante à ce niveau amateur.

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