Le championnat à peine terminé, les internationales françaises ont déjà repris le chemin des terrains. Après plusieurs stages entrecoupés de quelques jours de repos lors du mois de juin, les Bleues rentrent dans le vif du sujet en ce mois de juillet. Objectif : l’or olympique.
Le 2 juin dernier, la D1 donnait son verdict et voyait l’Olympique Lyonnais remporter une nouvelle fois le titre, réalisant par la même occasion le triplé après avoir soulevé la Ligue des Champions et la Coupe de France. Dans la foulée, les joueuses convoquées par Bruno Bini devaient se rendre à l’île d’Oléron pour un stage de récupération d’une semaine. Après une dizaine de jours de repos, c’est en Alsace qu’elles avaient rendez-vous pour un stage de reprise d’une semaine. C’est désormais à Clairefontaine que sont rassemblées les joueuses, où elles termineront leur préparation jusqu’à leur départ pour Glasgow le 20 juillet.
Six matchs en un mois
Mais avant de s’envoler pour la Grande-Bretagne, les Bleues disputeront trois matchs de préparation. Le premier aura lieu ce soir à Orléans, où Sandrine Soubeyrand et ses coéquipières défieront la modeste équipe de Roumanie, 36e au classement FIFA. La semaine prochaine, le 11 juillet, l’équipe de France affrontera la Russie (19e) à Beauvais, avant de terminer sa préparation face aux championnes du monde en titre, le Japon (3e), le jeudi 19 juillet à Charléty.
Rappelons que les choses sérieuses débuteront le 25 juillet à Glasgow, où les joueuses de Bruno Bini seront opposées à la meilleure équipe du monde, les Etats-Unis. Trois jours plus tard, le 28 juillet, et toujours à Glasgow, les Bleues joueront face à la Corée du Nord, avant de terminer la phase de poules face à la Colombie, le 31 juillet à Newcastle.
Que peut espérer l’équipe de France ?

L'équipe de France pourra compter sur l'expérience de Sonia Bompastor. (Photo : Flavien Recouvreur)
Quatrième de la dernière Coupe du Monde en Allemagne, l’équipe de France a pris conscience de toutes ses capacités. Toujours invaincue depuis le match pour la troisième place perdu face à la Suède le 16 juillet 2011, la France se positionne désormais comme une des meilleures équipes mondiales, et a même remporté en mars dernier le Tournoi de Chypre, inscrivant ainsi la première ligne à leur palmarès. Emmenées par une majeure partie de l’effectif qui évolue du côté de Lyon, et qui a désormais une forte expérience du haut-niveau du haut de leur deux titres européens consécutifs, les Bleues comptent bien rentrer de Grande-Bretagne avec une médaille au cou.
En l’absence d’un cador mondial comme l’Allemagne, les principaux adversaires des Françaises seront donc le Japon, les Etats-Unis, la Suède, ainsi que le Brésil. Les trois premières équipes citées forment le podium du mondial 2011. Mais depuis celui-ci, l’équipe de France a évolué. Et comme nous l’a avoué Ophélie Meilleroux, « on dispute ces Jeux Olympiques dans le but d’aller au bout ».
Les dix-huit joueuses sélectionnées
Gardiennes : Sarah Bouhaddi (Olympique Lyonnais), Céline Deville (Olympique Lyonnais)
Défenseuses : Sonia Bompastor (Olympique Lyonnais), Corine Franco (Olympique Lyonnais), Laura Georges (Olympique Lyonnais), Ophélie Meilleroux (Montpellier HSC), Wendie Renard (Olympique Lyonnais), Sabrina Viguier (Olympique Lyonnais)
Milieux : Camille Abily (Olympique Lyonnais), Elise Bussaglia (Olympique Lyonnais), Camille Catala (FCF Juvisy), Laure Boulleau (Paris Saint-Germain), Louisa Necib (Olympique Lyonnais), Sandrine Soubeyrand (FCF Juvisy), Gaëtane Thiney (FCF Juvisy)
Attaquantes : Marie-Laure Delie (Montpellier HSC), Eugénie Le Sommer (Olympique Lyonnais), Elodie Thomis (Olympique Lyonnais)
À cette liste de 18 joueuses s’ajoutent quatre réservistes, qui seront du voyage outre-Manche : Laëtitia Philippe (Gardienne, Montpellier HSC), Julie Soyer (Défenseuse, Paris Saint-Germain), Kelly Gadea (Défenseuse, Montpellier HSC), Marina Makanza (Attaquante, SC Fribourg).






