OL – Paris (4-4) : Le débrief à chaud

Par Sharkfoot
26 février 2012

Ce soir avait lieu le choc de la 25ème journée de Ligue 1. Lyon, blessé, recevait le leader parisien dans une tension palpable au stade de Gerland.

Joueurs de LyonAu coup d’envoi, Rémi Garde avait choisi d’aligner Cris aux cotés de Koné. Comme quoi déballer ses états d’âme dans la presse a parfois du bon. Sinon, c’était du classique avec Briand préféré au jeune Lacazette. Carlo Ancelotti, quant à lui, se privait de Gameiro pour titulariser Hoarau à la pointe de son sapin -qui n’en était pas un ce soir. Histoire de permettre à son onze de bénéficier d’un véritable point de fixation, capable, de fait, de libérer des espaces pour Pastore, Menez et Nene.

D’entrée, les Parisiens tentaient de mettre le pied sur le ballon. Avec réussite. De quoi laisser présager le pire coté olympien. Mais l’OL faisait face et empêchait Paris de se mettre bien en place. L’ouverture du score d’Hoarau, très bon ce soir, venait inquiéter les travées de Gerland. Mais les buts stratosphériques de Gomis, excellemment servi par un Kallstrom pourtant peu en vue, et Bastos, ce à quoi il faut ajouter le pion de Lisandro, faisaient chavirer les locaux. Peu avant la mi-temps, l’arbitre accordait un penalty bien transformé par Nene. Un coup dur. Aux retours des vestiaires, « Jimbo » Briand aggravait la marque. L’avantage était certain, mais les hommes de Carlo Ancelotti jouaient, eux. Contrairement à leurs adversaires du jour, le milieu de terrain parisien relançait proprement. Thiago Motta, excellent, jouait simple et permettait au PSG de trouver un réel équilibre. L’abattage monstre de Sissoko venait compléter l’entrejeu francilien. Trop fort pour la paire Gonalons-Kallstrom. Rémi « Guardiola » faisait entrer Fofana à la place de Gomis. Parce qu’à Lyon, quel que soit le score, on a peur. Sans l’attaquant français devant, les relances de la paire Alex – Sakho étaient plus aisées. Et la machine repartait d’autant plus facilement. Meilleurs dans le jeu, c’est logiquement que les Parisiens égalisaient en toute fin de match. Lisandro, dépité, frappait directement après l’engagement. L’occasion pour l’arbitre de mettre un terme à ce joli 4-4. Les Parisiens, heureux, fêtaient ce qui peut légitimement s’apparenter à une victoire. Mais auraient bien jouer une ou deux minutes de plus, sentant que le lion n’était plus uniquement blessé, mais à terre.

Les performances marquantes

À Lyon, Hugo Lloris a encore une fois été impeccable. Malgré un jeu aux pieds toujours aussi délicat, le portier des Bleus a fait le job. Son arrêt en fin de match sur une frappe de Nene est magnifique. Devant lui, Cris a fait son match. On ne se prive donc pas pour le dire, puisqu’on n’hésite pas à critiquer son niveau actuel. On peut toutefois lui reprocher d’avoir joué comme un cadet, dans le sens où il cherchait avant tout à balancer devant. Réveillère et Gomis ont été précieux. Bastos, par son comportement de diva, aura réussi à énerver le premier, alors même que le latéral supportait le harcèlement technique de Nene depuis le début de la rencontre.
Sous le maillot rouge et bleu, Alex et Sakho s’entendent déjà à merveille. Les latéraux (Maxwell, Jallet puis Ceara) ont fait un gros match, jouissant d’une certaine liberté grâce au très bon replacement de Thiago Motta. L’ancien Intérise a éte énorme, véritable plaque tournante du système mis en place. Devant, Hoarau a pesé comme demandé, ce qui a énormément profité à Menez et Nene. Pastore a, quant à lui, chercher les complications. Dommage tant les décalages étaient souvent réalisés.

L’arbitrage

Aujourd’hui, le trio avait le sifflet et le drapeau faciles. Surtout au milieu du terrain, où quelques contacts suffisaient à justifier une phase arrêtée. Les Lyonnais en ont énormément souffert, ayant du mal à contenir les offensives aériennes de leurs adversaires. Jean-Michel Aulas n’a d’ailleurs pas hésité à fustiger l’arbitrage. Si c’est son cheval de bataille habituel lors des défaites lyonnaises, cette sortie semble plus justifiée qu’à l’accoutumée. Mais, au lieu de parler du corps arbitral, le président lyonnais devrait se demander comment il est possible de présenter une équipe sans aucun fond de jeu. Pis, les remplacements effectués par le Guardiola maison ont coûté les trois points. Claude Puel doit se retourner devant sa télé.

Ce que vous n’avez peut être pas vu

La sublime altercation entre Vercoutre, le gardien gueulard qui revient à peine d’une blessure mystérieuse, et Menez. Dans la foulée, Nene demandait à Garde de « fermer sa gueule ». De quoi faire rire le banc parisien, on vous le certifie.
Niveau rigolade, Pastore a applaudi la latérale de Gerland qui le sifflait à sa sortie. Mature.
Mais les Lyonnais ne sont pas en reste et le comportement de « diva » de Bastos remporte les lauriers. Inscrivant un but splendide, il semblerait que le Brésilien ait trouvé cela suffisant pour profiter du reste du match pour marcher, et énerver ses coéquipiers. Lisandro, guerrier dans l’âme, supporte toujours aussi mal d’être sevré de bons ballons. Pénalisant pour les Rhodaniens.

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